LES OUVRAGES

 

 

  1. Les différentes parties d’un ouvrage :

    Bien qu’il n’y ait aucun ouvrage-type et que chacun présentât des particularités, on peut cependant relever un certain nombre de points communs entre eux. Ces points communs se retrouvent dans les trois parties des ouvrages: les entrées, les dessous et les blocs de combat.

11. Les entrées :

    L’expérience de la Grande Guerre avait clairement démontré que l’entrée des ouvrages devait se trouver à quelque distance de la zone de feu si l’on voulait éviter un massacre des convois de ravitaillement ou tout simplement faciliter l’accès à l’ouvrage.

    Les entrées vont donc se diviser en trois catégories : Entrées Hommes, Entrées Munitions et Entrées Mixtes qui elles-mêmes pourront se présenter sous trois formes: de plain-pied, en plan incliné ou en puits.

    L’entrée Homme est réservée au passage de la troupe. Elle se compose d’un passage en chicane, d’une ou deux chambres de tir et d’une ou plusieurs cloches. Elle équipe la plupart des gros ouvrages et quelques petits.

    L’entrée Munitions est destinée à assurer le ravitaillement de l’ouvrage, que ce soit en munitions, vivres et matériels.

    Suivant le mode de ravitaillement, les entrées Munitions seront de deux types :

- type A: Ravitaillement par voie ferrée.

- type B: Ravitaillement par camions.

 

    Le réseau de la fortification ne parvient pas jusqu’à l’ouvrage, le ravitaillement est assuré par camions. Ceux-ci sont déchargés dans l’entrée même et le fret est transbordé sur les wagons du train de l’ouvrage. La différence essentielle entre les deux types d’entrées va donc consister en un élargissement de l’entrée type B afin de permettre de ranger côte à côte des camions et des wagons.

    L’entrée Mixte regroupait dans un même bloc un passage pour la troupe et pour le ravitaillement. Outre ces différents types d’entrées dictés par les besoins, il fallut également, lors de l’établissement des plans, compter avec le relief du terrain.  

Entrée mixte, ouvrage de St Antoine

Entrée Mixte 

(Pont levis pour le matériel à gauche et la porte pour les hommes à droite)

 

    Par conséquent, on fut contraint d’adopter trois variantes :

    L’entrée de plein pied était utilisée quand l'accès extérieur et la galerie se trouvaient au même niveau.

    L’entrée en plan incliné relève un peu du même type de relief mais la différence d’altitude entre le fond du défilement et le sommet de la colline ne permet pas d’obtenir une protection suffisante, ce qui implique que l’on creuse la galerie principale à un niveau inférieur à l’entrée. La galerie est alors reliée à l’entrée par un plan incliné. Ce plan incliné pouvait se présenter sous deux formes: soit en pente douce (25 ° ) et les wagonnets étaient tractés par un treuil électrique, soit en pente plus raide (45 ° ) et les wagonnets étaient alors chargés un à un sur un chariot horizontal également tracté par un treuil électrique.

    L’entrée en puits est d’application lorsque les entrées et les blocs de combat se trouvent sensiblement au même niveau. Un ou deux monte-charge relient alors la surface aux dessous. Il est évident que ce type d’entrée nécessite de nombreuses manoeuvres pour assurer le ravitaillement.

12. Les dessous :

    Bénéficiant généralement de la protection naturelle de 30 m de terre, les dessous des ouvrages constituent l’amélioration optimale des conceptions d’avant 1914. Désormais, les bombardements et les attaques par gaz ne doivent plus avoir d’effet sur le moral des troupes, pas plus qu’il ne doivent avoir d’effet sur les voûtes des galeries.

121. Les magasins à munitions :

    Le stockage des munitions a toujours été un problème vital de la fortification : il faut en effet que celles-ci soient relativement près des pièces tout en n'étant pas exposées aux tirs de l’adversaire.

    Dans les ouvrages, le problème fut résolu par la création de trois magasins :  

Certains ouvrages ne possédaient pas de M1, le M2 était utilisé pour le stockage des munitions (Schoenenbourg, Four à Chaux)

 - Le M 1, situé directement à proximité de l’entrée Munitions, est le magasin principal de l’ouvrage. C’est là que sont stockées les différentes munitions dans des alvéoles creusées parallèlement à la galerie principale. Sa contenance était d’environ 30.000 coups et il devait donner une certaine autonomie  à l’ouvrage sans qu’il soit possible de préjuger de cette autonomie, un ouvrage au contact tirant plus qu’un ouvrage non attaqué.  

Magasin à Munitions M1

Magasin à munitions M1 et ses casiers à munitions.

 

- Le M 2, était plus spécialisé dans la mesure où on n’y entreposait que les munitions propres à un bloc. Situé au pied même des blocs de combat, il permettait d’approvisionner les pièces sans délai. Là aussi, les obus stockés dans des châssis métalliques, étaient déplacés par monorails aériens.

- Le M 3, enfin, consistait en armoires, généralement en bois, rangées à proximité immédiate des pièces et servait de réserve pour le cas où l’approvisionnement viendrait à cesser. Chaque pièce de 75 disposait d’une réserve de 600 coups.  

    En fait, dès qu’un bloc ouvrait le feu, la rotation des munitions commençait afin que la dotation de chaque bloc soit toujours complète.

         122. L’usine :

    On remarque en consultant le plan d’un ouvrage que l’arrière se divise en deux parties distinctes: l’une part de l’entrée Munitions et se compose principalement des magasins, l’autre part de l’entrée Hommes et se poursuit avec les oeuvres vives de l’ouvrage, c’est-à-dire l’usine et le casernement, les deux parties se rejoignant ensuite pour donner naissance à la galerie principale. Ainsi, en partant de l’entrée Hommes, on parvient tout d’abord à l’usine.

    Tous les appareils et équipements de l’ouvrage fonctionnaient à l’électricité. Il fallait donc que celle-ci parvienne en permanence aux ouvrages. Certes, des dispositifs manuels de secours avaient été prévus (notamment aux tourelles et aux appareils de ventilation) mais il ne pouvait s’agir que de dernier recours. L’alimentation en énergie devait donc être assurée quelles que soient les circonstances.

    Par conséquent, deux possibilités avaient été retenues:

     a) en temps de paix

    L’ouvrage était alimenté par le secteur public. Le courant était acheminé sous 65.000 volts jusqu’à une sous-station électrique bétonnée, commune généralement à un secteur.

    De là, il part vers les ouvrages sous 17.500 volts ou 10.200 volts, suivant les secteurs, par câbles Haute Tension enterrés qui pénètrent dans les ouvrages par l’arrière.  

Sous-station bétonnée de Gotzenbrück

Sous-station électrique bétonnée de Goetzenbrück

Sous-station bétonnée de Gotzenbrück

Sous-station électrique bétonnée de Goetzenbrück

     Le courant arrive alors à la cellule Haute Tension de l’ouvrage où il est transformé en différents voltages :

    - 440 volts pour la distribution d’énergie dans les différentes
      parties de l’ouvrage;

    - 110 volts pour l’éclairage;

    - 600 volts continus pour le petit train (sous-station traction);

    - 3000 volts pour être expédié vers les sous-stations situées à proximité des blocs de combat. Ce voltage élevé était destiné à compenser les pertes de tension entre les sous-stations.  Dans ces sous-stations de l’avant, le courant était de nouveau abaissé en 440 volts et en 110 volts pour le fonctionnement des tourelles et des montes-charges pour l’éclairage.

Sous-station, ouvrage du Schoenenbourg

Sous-station (ouvrage du Schoenenbourg)

  b) en temps de guerre

    Tant que les circonstances le permettent, l’ouvrage reste approvisionné par l’arrière, les câbles enterrés étant peu vulnérables mais pas les lignes aériennes.

    Au cas où, pour une raison ou une autre, cette énergie ne parviendrait plus à l’ouvrage, celui-ci doit pouvoir se suffire à lui-même.

   Deux cas ont été envisagés :

   - L’ouvrage ne reçoit plus d’énergie mais la sous-station fonctionne toujours: l’ouvrage peut alors être alimenté par ses voisins avec lesquels il existe une interconnexion électrique. Cette dernière étais prévue mais non terminée dans certains ouvrages.

 

     - L’ouvrage ne reçoit plus d’énergie et la sous-station n’est plus en mesure d’assurer l’alimentation: l’ouvrage doit alors se suffire à lui même grâce à une centrale électrique alimentée par des groupes diesels. Chaque ouvrage dispose donc de plusieurs groupes électrogènes diesel, tournant à une vitesse très lente de façon à limiter leurs usure. Le nombre ainsi que la puissance dépendait de la taille de l’ouvrage en question. Ces moteurs développaient en moyenne une puissance d’environ 100 à 400 chevaux suivant l’ouvrage auquel ils seront affectés. En effet, les gros ouvrages étaient généralement équipés de quatre diesels couplables entre eux, parfois trois.  

 

Diverses photos d'usines.

 

Usine de l'ouvrage du Schoenenbourg

 

Usine d'ouvrage

 

Usine d'ouvrage

Usine d'ouvrage

    De plus, un groupe C L M (Compagnie Lilloise de Moteurs) de secours était prévu pour le cas où aucun des groupes ne pourrait plus fournir d’énergie. Ce groupe étais également équipé d'un compresseur qui permettait d'alimenter en air comprimé les bouteilles utilisées pour le démarrage des groupes électrogène.

C.L.M. de l'ouvrage du schoenenbourg

C.L.M. de l'ouvrage du Schoenenbourg

    Tout ce matériel était entretenu et réparé grâce à un stock élevé de pièces de rechange et à un atelier parfaitement équipé pour la maintenance du matériel.  

Pièces de rechanges

Stock de pièces de rechanges.

Bien entendu, l’alimentation de ces diesels nécessitait des réserves importantes en combustible, en huile et en eau de refroidissement. Ces réserves étaient variables suivant l’importance de l’ouvrage mais devaient lui conférer une autonomie de trois mois.

123. La caserne souterraine :

    La caserne souterraine ou casernement     regroupait l’ensemble des locaux nécessaires au bon hébergement d’une troupe appelée à vivre longtemps sous terre. Généralement située à proximité du point de jonction des deux galeries partant des entrées avec la galerie principale, la caserne devait pouvoir bénéficier d’une épaisseur de terrain la mettant à l’abri des plus gros calibres, tout en étant suffisamment éloignée du M 1. Ce casernement se divisait en quatre parties:  

   a) Casernement de la troupe :  

 Cette partie regroupait :

- les chambres troupes et sous-officiers. Les chambres troupes étaient relativement exiguës: elles étaient conçues pour abriter 24 hommes au maximum. De plus, on jugea nécessaire de n'y prévoir que deux lits pour trois hommes d'équipage, un tiers des hommes étant de permanence debout. Quant aux officiers, ils dormaient à 9 par chambre pour les sergents et 4 par chambre pour les adjudants.

Chambre des troupes, ouvrage du Schoenenbourg

Chambre des troupes

(Ouvrage du Schoenenbourg)

Chambre des troupes

Chambre des troupes

- Les locaux accessoires ( W.C, douches...). En ce qui concerne l'hygiène, des normes standard avaient été définies:

 -1 robinet pour 12 hommes;

 -12 pommes de douche pour 1.000 hommes;

 -1 W.C turc pour 40 hommes ou 15 sous-officiers.  

 

   b) Le casernement des officiers 

    Ces locaux regroupaient généralement :

    - une chambre pour le commandant d'ouvrage;

    - un bureau;

    - un poste téléphonique;

    - des chambres individuelles ou non pour officiers;

    - une salle de réunion servant en même temps de réfectoire;

    - un lavabo et un W.C

 

   c) L'infirmerie

 

    L'infirmerie qui devait permettre de donner les premiers soins et même d'assurer les interventions chirurgicales urgentes, se composait de :

 - plusieurs locaux techniques (salle de triage, salle de
      pansement, salle d'opération, pharmacie et bureau);

   - diverses salles d'hospitalisation;

   - plusieurs locaux de casernement et magasins;

   - les locaux d'hygiène.

 

   d) Les locaux destinés à l'alimentation

 

   Ce groupe comprenait :

  - les cuisines troupes et officiers;

 - divers magasins (chambre froide, boulangerie, épicerie, vin)

 - une laverie.

    De plus, si les officiers disposaient d'un coin repas, il n'en était pas de même pour les hommes qui devaient soit manger dans leurs blocs de combat, soit sur des tables rabattables fixées dans les couloirs. En effet pour gagner de la place et éviter la construction de locaux à surface portante élevée, il n'était pas prévu de réfectoire.

    Le chauffage était assuré par des radiateurs électriques à ailettes maintenant la température en permanence à 12 ° environ.

    Quant à l'approvisionnement en eau, il était généralement assuré par un ou plusieurs puits ou par captage d'une source, mis à part une ou plusieurs citerne d'eau potable dont la contenance était variable suivant les ouvrages.

    L'évacuation des eaux usées était assurée par une certaine déclivité, orientée de l'avant vers l'arrière de sorte que les eaux usées s'écoulaient par des tuyaux situées dans les galeries pour aboutir à un égout collecteur visitable sur une certaine longueur, lui même débouchant soit à l'air libre soit sur un réseau d'égouts civils.

 

124. Les galeries :

    C'est par elles que s'effectuent à l'intérieur de l'ouvrage toutes les liaisons, que ce soit le personnel ou les divers raccordements techniques entre l'arrière et les blocs de l'avant (ventilation, électricité, téléphone, eaux usées,...). Le long des murs courent tous les câbles électriques, téléphoniques, les gaines de ventilation, etc ...  

Galerie, ouvrage du Schoenenbourg

Galerie, ouvrage du Schoenenbourg

    En raison de leurs poids d'une part, et pour éviter qu'ils ne soient détériorés ou arrachés en cas de déraillement du petit train partout où ils se trouvent à sa hauteur, ces câbles étaient souvent posés sur une margelle en béton.

    Sous la voûte, est fixé le câble rigide non isolé (dit caténaire) d'alimentation de la motrice (petit train), au sol les rails, et sous la galerie, les tuyaux d'évacuation des eaux usées.

    Les dimensions des galeries étaient variables, suivant le trafic qui s'y passait.

Galerie, ouvrage du Schoenenbourg

Galerie, ouvrage du Schoenenbourg

125. Le petit train :

    Installé uniquement dans les gros ouvrages, le petit train avait comme but d'assurer le ravitaillement de l'avant, les hommes en principe se déplaçant à pied.  

Petit Train diesel (type Billard T75D mod. 1939)

Locomotive à vapeur de type Decauville 030 T exposée dans le cadre du Chemin de fer forestier d'Abreschviller Locotracteur diesel de voie de 60 pour réseau extérieur de Type Billard T75 modèle 1939 (exposé devant l'entrée munitions du Schoenenbourg).

 

    La voie ferrée avait un écartement de 0,60 m et le train était tracté par un locotracteur électrique.

    Il s'agit d'un type à 2 essieux moteurs, l'alimentation se faisant en courant continu par fil de trolley aérien avec retour du courant par les rails de roulement à la tension de 600 volts.

    Les dimensions de ce locotracteur s'établissaient ainsi:

- longueur: 4,10 m

- largeur: 1,00 m

                        - hauteur: 1,75 m (du sol au sommet des phares).

    Locotracteur type Verta

Locotracteur type Vetra

 

Petit dessin d'époqueDR

Petit dessin d'époque

126. Le P.C :

    Dans les gros ouvrages, les P.C sont de deux types : le P.C général de l'ouvrage situé généralement au pied de l'observatoire et les P.C de bloc.  

     Le P.C d'ouvrage est le cerveau d'où émanent les ordres.

Il se compose :

 - d'un central téléphonique à deux standards multidirectionnels  

PC du schoenenbourg

P.C. du Schoenenbourg

 - du P.C du Commandant d'ouvrage auquel est rattaché le S.R.O dont le but est la centralisation de tous les renseignements émanant de différentes sources(infanterie et artillerie)

- du P.C Infanterie auquel est adjoint le SRI et dont dépendent tous les blocs de l'infanterie de l'ouvrage, ainsi que les divers matériels d'infanterie(J.M, F.M, et anti-chars). Au cas où l'ennemi parviendrait à prendre pied dans l'ouvrage, c'est le commandant de l'infanterie qui assurerait alors le commandement de la défense;

P.C. du Schoenenbourg

  P.C. du Schoenenbourg

- du PC Artillerie dont dépendent les blocs d'artillerie de l'ouvrage et l'observatoire. Son action peut être autonome ou subordonnée à celle de l'artillerie du secteur dans le cadre d'une action généralisée. Pour cette raison, l'artillerie de l'ouvrage dépend également du Commandant du Groupement.

Ce PC Artillerie se subdivise en deux parties :

- le S.R.A où sont centralisés les renseignements en provenance des observatoires. Chaque téléphoniste inscrit au fur et à mesure qu'il les reçoit, les renseignements sur de grands tableaux noir;

P.C. Schoenenbourg avant restauration

P.C. du Schoenenbourg

Avant restauration

P.C. du Schoenenbourg après restauration

P.C. du Schoenenbourg

Après restauration

 - le P.C.T qui détermine quel bloc va agir et lui transmet les coordonnées nécessaires; de différents locaux annexes (petite infirmerie, chambre,...)

    Le PC de bloc reçoit ses ordres du PC central et les transmet aux organes de tir à l'aide d'un transmetteur d'ordre directement inspiré de ceux en usage dans la marine et par téléphone.  

Transmetteur d'ordres Schoenenbourg

PC Bloc 3 Schoenenbourg

On distingue au fond 3 transmetteurs d'ordres de différents modèles.

    C'est de la parfaite coordination entre les observatoires, les PC et les blocs de combat que dépend l'efficacité de la forteresse.

  13. Les blocs de combat :

    Seule partie apparente des ouvrages, les blocs de combat sont la finalité de l'ensemble. C'est pour eux que bat le coeur de l'ouvrage et ce sont eux qui vont effectuer les tirs. Pour accomplir leur mission, ils se composent de deux parties: une partie sous terre et une partie en surface.

 La partie enterrée se subdivise en trois niveaux :

    Au niveau des galeries, on trouve les locaux souterrains déjà cités, PC de bloc, magasins M 2, chambres et locaux divers et chambre de récupération des douilles. Une double porte sas permet éventuellement d'isoler le bloc s'il s'avère nécessaire de mettre celui-ci en surpression.  

Trappe d'arrivée des douilles de 75 mm

Trappe d'arrivée des douilles de 75 mm

    Un monte-charge et autour un escalier permet d'atteindre les étages supérieurs :

 - le premier de ces étages comprend les locaux de repos et des filtres.

- juste au-dessus, et généralement en surface est situé l'étage supérieur, où l'on trouve, outre les locaux habituels, les chambres de tir et les puits d'accès aux cloches.

  La partie en surface se compose de tous les éléments permettant l'utilisation des armes.

Ces armes pourront agir de diverses façons :

- sous béton, au travers de créneaux ou de caponnières

- sous tourelles

- sous cloches.

  Certains blocs seront uniquement composés de béton et de cloches, d'autres de créneaux, cloches ou tourelle, d'autres enfin allieront les trois formules.

2. La ventilation des ouvrages :

   La ventilation des ouvrages est un point essentiel pour le bon fonctionnement de la vie des hommes sous terre.

  En effet, à l'intérieur d'un ouvrage, les risques d'asphyxie peuvent provenir de trois sources différentes :

 - l'oxyde de carbone dégagé par les armes en action

 - les gaz extérieurs que l'ennemi tente d'y faire pénétrer par émissions ou lors des bombardements

 - la viciation naturelle de l'air provoquée par la vie en commun d'un certain nombre d'hommes.

   Il convient donc de mettre en place un système qui puisse à la fois :

  - pulser de l'air respirable

  - expulser de l'air vicié

  - refouler les gaz extérieurs.

  Pour ce faire, la ventilation de l'ouvrage va donc nécessairement présenter un double régime, adapté aux conditions extérieures :

 - en période de repos, (air extérieur pur, armes au repos), l'ouvrage fonctionne en régime Air Pur. La prise d'air principale est alors la porte d'entrée de l'ouvrage à proximité de laquelle un puissant ventilateur propulse dans tout l'ouvrage l'air aspiré à l'extérieur.

 - en période de combat (air extérieur vicié, armes en action), l'ouvrage est mis en régime Air Gazé. La prise d'air principale reste le bloc d'entrée mais l'air est au préalable filtré dans la chambre de neutralisation de l'ouvrage avant d'être propulsé dans celui-ci. Chaque bloc possède néanmoins sa propre prise d'air et une chambre de neutralisation indépendante, ce qui lui permet de puiser son air directement à l'extérieur. De plus, les gaz viciés intérieurs et le refoulement des gaz extérieurs est assuré par la surpression.

Salle des filtres

Salle des filtres.

(Au fond le système de ventilation et à droite les filtres)

 

Coupe de l'ouvrage du Schiesseck

 

 

 

   

 Pour comprendre le système de ventilation, allez voir la simulation en cliquant sur le lien :

 Site des Frères CIMA (démo)

Pour voir leur site entier cliquez sur le lien :

Site des frères CIMA