BILAN

 

   

Le bilan de ces sept années de travaux est impressionnant :

- 344 pièces d'artillerie pour toute la Ligne, dont 55 gros ouvrages d’artilleries, soit 23 dans le Sud-Est. La fortification alpine, très puissante abritait ainsi près de la moitié des pièces d’artilleries de toute la ligne.

- La masse de béton coulée s’élève à 1,5 millions de m3, volume comparable aux trois quart de celui de la grande pyramide égyptienne ou au béton nécessaire à la construction de deux centrales nucléaires du type Cattenom.  

- 12 millions de m3 de terrassements,

- 100 kilomètres de galeries,

- 450 kilomètres de routes et de voies ferrées,

- 152 tourelles à éclipse, 1533 cloches blindées soit 150.000 tonnes d'acier  représentent un poids six fois supérieur à celui de la Tour Eiffel.  

-Si l'on prend en compte le budget prévu par la loi de janvier 1930, plus les travaux faits par la suite au titre de budget supplémentaires, on arrive au prix de 5 milliards de francs de l'époque (1940). Par exemple, un gros ouvrage revenait à environ 70 à 80 millions de francs, un petit ouvrage de 8 à 10 millions de francs, une casemate à environ 2 millions de francs.

 

    On peut s'étonner de ce "petit" chiffre, toutefois la C.O.R.F. avait voulu la Ligne Maginot aussi parfaite qu'efficace. En outre, il faut rappeler que le commandement avait fait retirer les pièces des ouvrages en 1916, ce qui handicapa beaucoup l'armée française lors de la bataille de Verdun. Afin d'éviter que ne se reproduise la même tentation, les pièces destinées à la Ligne lui étaient propres et étaient donc inutilisable à l'extérieur. Par contre, les munitions étaient les mêmes. La ligne Maginot n'était donc pas "une montagne de béton accouchant d'une sarbacane" comme l'avait prétendu l'Amiral Lepottier.

 

canon de 88

Ce qui fut le principal ennemi de la Ligne Maginot : le canon de 88